Samedi, « ils cédaient tout et, une heure après, ils ont frappé un navire avec un drone » rapporte Donald Trump qui apparaît un peu perdu, déboussolé par le comportement des Iraniens qu’il n’arrive pas à déchiffrer. Le dealmaker qui cherche des résultats immédiats ne comprend pas la diplomatie patiente et obstinée des iraniens. Forcé de réagir pour maintenir son narratif de vainqueur, il reprend et multiplie les frappes. Le cessez-le-feu est terminé, mais rien n’indique que l’on se dirige vers une troisième guerre. On assisterait plutôt à des frappes limitées, à des intimidations pour faire plier l’autre. Le protocole d’accord est tellement mal rédigé qu’il permet des interprétations divergentes sur la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, point aujourd‘hui crucial, capital plus que le nucléaire. Liberté totale selon Washington, oui répond Téhéran, mais sur les routes imposées par les gardiens de la révolution qui taxeraient les bateaux de 0,5% à 1% de la valeur de leur cargaison… Et Téhéran, qui a le temps et peu de souci de sa population, avertit les Etats-Unis considérés comme les seuls coupables : « chaque fois que l’autre partie a manqué...
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