Boualem Sansal a fait appel de sa condamnation. Le jeudi 27 mars dernier, l’écrivain franco-algérien de 80 ans a été condamné à cinq ans de prison ferme en Algérie. Il était notamment accusé d’atteinte à l’intégrité du territoire algérien, pour avoir repris à son compte, dans un média français d’extrême droite, la position du Maroc selon laquelle son territoire aurait été amputé au profit de l’Algérie sous la colonisation française.
Me François Zimeray, son avocat français, a indiqué à l’AFP que son client a décidé de faire appel. Cet appel, a précisé Me Zimeray, qui a appelé à un « geste humanitaire » pour libérer son client âgé de 75 ans, n’empêche pas de le gracier. Si la procédure en appel n’aboutit pas, seul le président algérien peut lui éviter la prison. Abdelmadjid Tebboune peut décider de faire usage ou non de son droit de grâce.
Cette annonce de Me François Zimeray intervient deux jours après un appel entre Emmanuel Macron et le président algérien Abdelmadjid Tebboune pour relancer le dialogue entre les deux pays, au cours duquel le sort de Boualem Sansal a été évoqué. Après l’annonce du verdict le 27 mars dernier, le président français avait dit espérer des décisions pour que l’écrivain redevienne « un homme libre » et qu’il « puisse se soigner ».